Emergence

Etre victime ou responsable de sa vie

Publié par : Emergence le : juin 1, 2008

 

 

Une des plus grandes décisions que nous avons à prendre dans notre vie est de savoir si nous serons victimes ou responsables de la réussite de notre vie. Nous pouvons être tout à tour, victime ou responsable, ce n’est ni bon ni mauvais de passer d’une étape à l’autre. Les expériences sont faites pour être vécues, il faut essayer de les observer sans porter de jugement.

 

Si nous prêtons attention aux réactions des personnes qui se sentent victimes de leur vie, nous nous apercevons que chacun le vit à des degrés différents. Quelque fois, il est nécessaire de « secouer » la personne afin de lui faire prendre conscience que ce qui lui arrive est le résultat de son attitude.

 

Je me suis rendue compte à quel point il est nécessaire de vivre des expériences, même si elles sont difficiles. C’est ce qui nous fait prendre conscience et avancer dans la vie. Je ne regrette aucun moment que m’a donné la vie et me donne encore. Chaque jour est une avancée dans la compréhension, une invitation à progresser.

Tout dépend du regard que nous portons vis-à-vis des épreuves.

Devons-nous les considérer comme des tuiles ou des cadeaux ?

 

Si je prends comme exemple, ma propre expérience, je dirai qu’au départ je les ai considéré comme des tuiles et puis je me suis rendue compte qu’elles m’avaient fait progresser. Les prises de conscience se sont succédées. Je les prends dorénavant comme des cadeaux.

 

Il y a quelques années, suite à de gros problèmes de dos et d’arthrose, je me suis retrouvée dans l’incapacité de me déplacer correctement. Mes mouvements étaient calculés pour limiter les douleurs. Les arrêts maladie duraient plusieurs semaines et se répétaient régulièrement. J’étais entrée dans une spirale dans laquelle je ne trouvais pas d’issue.

Je passais de médecin en médecin, j’avais peu de réponses positives et les effets des traitements étaient de courtes durées. J’ai vécu cette situation comme une victime incomprise par mon entourage, tant professionnel que familial.

Comme beaucoup de personnes,  j’ai cherché des réponses autour de moi, sans chercher à comprendre ce qui se passait en moi. Jusqu’au jour où le verdict tomba,  plus tard, je finirai sans doute ma vie en fauteuil roulant et m’ajouterai à la liste des personnes invalides.  Paroles dures et désagréables qui me firent un véritable électrochoc. Je refusais catégoriquement d’en arriver à ce point. Je décidais de prendre ce problème en main et de trouver des solutions pour améliorer la situation. Je pris rendez-vous à l’école du dos de mon secteur et m’inscrivais à des sessions pour apprendre les bons gestes. Je réalisais que je devais être beaucoup plus à l’écoute de mon corps qui m’envoyait des S.O.S. et que je devais vivre à son rythme. Je décidais de ralentir la cadence, ayant un tempérament assez dynamique et prenais du repos en m’aménageant des moments de détente. Ce qui me permit de reprendre une activité créatrice qui ne demandait qu’à s’épanouir.

J’appris à relativiser sur ce qui n’était pas fait à la maison en me disant qu’il n’y avait rien d’urgent et au fur et à mesure,  ma façon de voir les choses s’est modifiée.

Lorsque je pouvais le faire (physiquement parlant), je continuais de travailler car cela me permettait de ne pas me focaliser sur la douleur et m’empêchait de rompre avec le monde du travail. Je découvrais par la suite une méthode de soins naturelle qui m’ouvrait de nouveaux horizons.

Après toutes ces années, j’ai gagné en force et en endurance. Cela m’a permis de réaliser que j’étais capable de supporter des choses difficiles et de les surmonter. Je pense sincèrement que les solutions se trouvent en nous et que notre volonté et compréhension peuvent faire de véritables miracles.

 

 

 

Quelles sont les caractéristiques psychologiques d’une personne victime ?  

 

Il y a fort peu de personnes qui sont à 100% responsables ou à 100% victimes. Pourtant, il est plus facile d’être totalement responsable que totalement victime, parce qu’une personne totalement victime ne survivrait pas dans ce qui est pour beaucoup de gens, la cause d’obstacles de la vie. De plus, la notion de victime recouvre plus une mentalité qu’elle ne décrit des personnes. Chacun de nous, à un moment ou à un autre de la vie, s’est probablement senti victime de certaines choses, tout comme une personne qui se comporte habituellement en victime peut avoir un sursaut d’énergie ou de révolte si les conditions l’exigent.

La principale caractéristique des personnes victimes, est qu’elles subissent une certaine situation, ou plutôt qu’elles acceptent de subir, car subir est une décision, sauf dans le cas d’une mentalité enfantine.

Parmi les autres caractéristiques, se trouvent : la soumission et la résignation, le fatalisme. La victime s’apitoie sur elle-même, se plaint, est aigrie, révoltée, plutôt apathique et passive, voire déprimée ; elle est souvent défaitiste et évasive, se sent écrasée,  est peu objective et plutôt fermée.  Elle se remet rarement en question, est centrée sur elle-même, se sent impuissante, cherche l’approbation des autres, s’appuie sur des autorités extérieures à la sienne, est plutôt pessimiste. Elle rend souvent les autres responsables de ses problèmes. Elle cherche des excuses plutôt que des possibilités etc.

 

 

Pour différencier la victime de la responsable, nous dirons que la personne responsable agit tandis que la victime réagit. La personne responsable cherche la solution des problèmes – la victime voit immédiatement le problème dans la solution proposée. La personne responsable a toujours un programme – la victime avance sans cesse des excuses.

 

Cf.  Ce paragraphe est un extrait du livre « plus jamais victime » de Pierre Pradervand, que vous pouvez retrouver dans la rubrique « livres » dans la catégorie « Prise de Conscience “. 

 

 

La  vie n’est qu’une interprétation. Nous créons nous-mêmes notre bonheur ou notre malheur par la façon dont nous choisissons d’interpréter les évènements. Nous le faisons en fonction de notre expérience de vie et de nos croyances.

 

Certaines personnes se cantonnent dans le rôle de victime. Le bénéfice que l’on peut trouver dans ce genre d’attitude est que l’on peut être plaint et faire en sorte que l’on s’apitoie sur notre sort. Mais les personnes qui choisissent de rester dans le rôle de victime ne pourront pas progresser et devenir vraiment elles-mêmes.

Il est important de prendre conscience que nous sommes seuls à jouer notre propre rôle, personne ne peut vivre notre vie à notre place. Nous sommes les seuls à pouvoir faire nos propres choix et à assumer les risques qu’impliquent ces choix, à pouvoir se relever si l’on « tombe ».

 

Nous avons le choix de nous laisser conduire et faire porter la responsabilité de nos actes par les autres ou de les assumer pleinement.

 

 

 

 

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