Emergence

Le lâcher-prise

Publié par : Emergence le : juin 19, 2008

 Le lâcher-prise est une façon de ne rien attendre, ne rien vouloir ni désirer excessivement, savoir aller au-delà de l’attachement. C’est le contraire du contrôle.                                                      

                                                                                             

Si nous sommes préoccupés par un problème particulier et que nous y pensons de manière  obsessionnelle, il occupe notre esprit et gâche notre quotidien.

Le lâcher-prise consiste à revoir notre façon de penser afin d’aborder le sujet de manière  différente et laisser les évènements prendre place plus naturellement, sans vouloir se les approprier et vouloir les dominer. Lorsque l’on a compris que l’on ne peut ni changer le cours des choses ni les autres mais seulement changer notre façon de les percevoir, nous sommes prêts pour le lâcher-prise.

Le principe est donc de savoir abandonner un désir extrême, une attente, une volonté d’obtenir ou de réaliser dans un état d’esprit excessif. Il ne s’agit en aucun cas de baisser les bras, mais d’aborder les évènements avec confiance.

 

L’être humain est ainsi fait, il a toujours besoin de contrôler car de cette manière, il se sent fort. Lorsqu’il ne contrôle plus, il a peur. Peur du regard des autres, peur de ne pas être à la hauteur, peur de faire des erreurs et surtout peur d’être dominé.

Le lâcher-prise, c’est aussi une sorte d’acceptation de soi, reconnaître que l’on a des limites et accepter ce qui est ici et maintenant. Nous oublions souvent ce qui est présentement et avons besoin de contrôler ce qui aurait pu être ou devrait être.

Le perfectionnisme est aussi une sorte de contrôle.

Le meilleur moyen pour lâcher-prise est de prendre conscience de nos émotions et de l’absurdité de vouloir contrôler. Si nous n’en prenons pas conscience une perte d’énergie immense s’opère ce qui nous empêche d’être heureux et de nous sentir en accord avec nous-mêmes.

 

 Apprendre le détachement

 

Apprendre à se détacher est essentiel. Etre attaché réduit par définition la liberté, donc l’épanouissement. C’est en quelque sorte une source de souffrance.

Le lâcher-prise permet de pouvoir aller au-delà des attachements. D’un point de vue affectif, cela ne signifie pas que nous ne devons plus aimer mais aimer dans la liberté de l’autre. C’est une façon de ne pas être possessif.  C’est un « amour véritable » qui apparaît. Je pense que « l’amour vrai » est celui qui permet d’aller au-delà de tout « emprisonnement » de l’être afin de le laisser s’épanouir en toute liberté et d’acquérir sa propre indépendance.

Lorsque je dis que l’attachement est une sorte de souffrance, cela signifie qu’il peut créer un sentiment d’étouffement, la crainte de perdre, la douleur d’une séparation. Ce qui va à l’encontre du lâcher-prise qui doit nous permettre de garder un équilibre dans nos sentiments et nos désirs afin qu’il n’y ait pas de débordement et que nous n’en soyons pas tributaire.

 

Si nous prenons comme exemple notre rôle de parents, nous devons comprendre que notre rôle est de permettre à nos enfants de devenir autonomes et indépendants. Un jour, nos enfants s’éloignent et vivent leur propre chemin. Nous devons être fiers d’avoir pu les aider en ce sens et d’avoir favorisé cette liberté.

Faire preuve de détachement n’est pas de l’indifférence, bien au contraire, c’est reconnaître l’existence de l’autre. Nous pouvons ressentir une réelle affection et des sentiments profonds. C’est tout simplement une façon d’aimer sans être dépendant.

 Le détachement aux êtres ne s’effectue pas du jour au lendemain. Il est d’autant plus difficile avec les personnes qui nous sont proches. Il s’agit d’une progression, d’un travail constant et régulier.Il n’existe pas de recettes miracles, seulement une volonté d’évoluer pour le bien être de tous et dans le respect de l’autre.

Nous avons naturellement besoin d’affection, de chaleur et lorsque nous les recevons d’autrui, nous avons envie de les préserver et quelquefois de se les accaparer. Il faut se souvenir que nul ne nous appartient et que lorsque l’on donne son affection, il ne faut rien exiger en retour.

 

L’attachement des biens matériels se traduit par l’importance que nous leur attribuons. Ce peut être pour leur valeur sentimentale et symbolique, pour ce qu’ils nous ont coûté, pour le travail que nous avons fourni pour leur acquisition, etc.

Pourtant par définition, les biens matériels ont une nature temporaire. Un jour ou l’autre, nous nous en séparons pour diverses raisons.

J’ai vécu un cambriolage, il y a quelques années. Un de mes proches l’a vécu de façon violente car il avait construit son monde autour des biens. Il ne lui restait plus aucune trace de ce qui comptait le plus à ses yeux. Il en a été dépressif durant plusieurs jours.

Si nous prenons conscience de l’effet éphémère des biens, nous pouvons plus facilement nous détacher.

Dites-vous que le jour où vous quitterez ce monde pour rejoindre l’astral, vous n’aurez aucune possibilité de prendre un quelconque objet. Seule votre âme quittera cette terre !

 

Nous pouvons avoir une certaine quantité de biens sans pour autant s’y attacher. Le but est de ne pas se prendre au jeu de la possession.

Nous devrions pouvoir aussi bien vivre de peu que vivre dans l’aisance.

 

 L’attachement aux idées, aux croyances, aux illusions est limitant et s’accrocher à tout cela est le contraire du lâcher-prise.

Selon notre vécu, nous avons basé notre vie sur nos propres croyances qui nous servent de repères. Nous en avons malgré tout besoin pour progresser et plus nous avançons plus nos croyances s’estompent ou s’effacent totalement pour laisser la place à d’autres croyances qui nous feront encore progresser. Ce qui est important de comprendre, c’est qu’elles sont le simple reflet de notre esprit. Lorsque nous progressons et que nous accédons à d’autres niveaux de conscience, nous les considérons sous un autre jour ce qui nous permet de ne plus en être dépendant.

 

La lâcher-prise est une façon d’apprendre à garder un certain équilibre. Il ne s’agit pas de refouler des désirs, des émotions car ils véhiculent de l’énergie et sont nécessaires à notre bien-être mais de faire en sorte qu’il n’y ait pas de débordement. Lorsqu’un désir est assouvi, il donne naissance à un autre désir et ainsi de suite. Notre travail consiste à les vivre et à les laisser s’exprimer et ainsi les réaliser sans en être le jouet. Tout est une question de complémentarité. Pouvoir choisir de désirer ou de ne pas désirer, avoir envie ou ne pas avoir envie, laisser s’exprimer le positif et le négatif, passer d’un état à un autre sans en être esclave. C’est un nouveau pas qui s’opère dans la conscience.  

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est le contraire du contrôle.

 

 

Si nous sommes préoccupés par un problème particulier et que nous y pensons de façon obsessive, il occupe notre esprit et gâche notre quotidien.

Le lâcher-prise consiste à revoir notre façon de penser afin d’aborder le sujet de façon différente et laisser les évènements prendre place de façon naturelle sans vouloir se les approprier et vouloir les dominer. Lorsque l’on a compris que l’on ne peut ni changer le cours des choses ni les autres mais seulement changer notre façon de les percevoir, nous sommes prêts pour le lâcher-prise.

Le principe est donc de savoir abandonner un désir extrême, une attente, une volonté d’obtenir ou de réaliser dans un état d’esprit excessif. Il ne s’agit en aucun cas de baisser les bras, mais d’aborder les évènements avec confiance.

 

L’être humain est ainsi fait, il a toujours besoin de contrôler car de cette manière, il se sent fort. Lorsqu’il ne contrôle plus, il a peur. Peur du regard des autres, peur de ne pas être à la hauteur, peur de faire des erreurs et surtout peur d’être dominé.

Le lâcher-prise, c’est aussi une sorte d’acceptation de soi, reconnaître que l’on a des limites et accepter ce qui est ici et maintenant. Nous oublions souvent ce qui est présentement et avons besoin de contrôler ce qui aurait pu être ou devrait être.

Le perfectionnisme est aussi une sorte de contrôle.

Le meilleur moyen pour lâcher-prise est de prendre conscience de nos émotions et de l’absurdité de vouloir contrôler. Si nous n’en prenons pas conscience une perte d’énergie immense s’opère ce qui nous empêche d’être heureux et de nous sentir en accord avec nous-mêmes.

 

 

Apprendre le détachement

 

Apprendre à se détacher est essentiel. Etre attaché réduit par définition la liberté, donc l’épanouissement. C’est en quelque sorte une source de souffrance.

Le lâcher-prise permet de pouvoir aller au-delà des attachements. D’un point de vue affectif, cela ne signifie pas que nous ne devons plus aimer mais aimer dans la liberté de l’autre. C’est une façon de ne pas être possessif.  C’est un « amour véritable » qui apparaît. Je pense que le « vrai amour » est celui qui permet d’aller au-delà de tout « emprisonnement » de l’être afin de le laisser s’épanouir en toute liberté et d’acquérir sa propre indépendance.

Lorsque je dis que l’attachement est une sorte de souffrance, cela signifie qu’il peut créer un sentiment d’étouffement, la crainte de perdre, la douleur d’une séparation. Ce qui va à l’encontre du lâcher-prise qui doit nous permettre de garder un équilibre dans nos sentiments et nos désirs afin qu’il n’y ait pas de débordement et que nous n’en soyons pas tributaire.

 

Si nous prenons comme exemple notre rôle de parents, nous devons comprendre que notre rôle est de permettre à nos enfants de devenir autonomes et indépendants. Un jour, nos enfants s’éloignent et vivent leur propre chemin. Nous devons être fiers d’avoir pu les aider en ce sens et d’avoir favorisé cette liberté.

Faire preuve de détachement n’est pas de l’indifférence, bien au contraire, c’est reconnaître l’existence de l’autre. Nous pouvons ressentir une réelle affection et des sentiments profonds. C’est tout simplement une façon d’aimer sans être dépendant.

 

Le détachement aux êtres ne s’effectue pas du jour au lendemain. Il est d’autant plus difficile avec les personnes qui nous sont proches. Il s’agit d’une progression, d’un travail constant et régulier.

Il n’existe pas de recettes miracles, seulement une volonté d’évoluer pour le bien être de tous et dans le respect de l’autre.

Nous avons naturellement besoin d’affection, de chaleur et lorsque nous les recevons d’autrui, nous avons envie de les préserver et quelquefois de se les accaparer. Il faut se souvenir que nul ne nous appartient et que lorsque l’on donne son affection, il ne faut rien exiger en retour.

 

 

L’attachement des biens matériels se traduit par l’importance que nous leur attribuons. Ce peut être pour leur valeur sentimentale et symbolique, pour ce qu’ils nous ont coûté, pour le travail que nous avons fourni pour leur acquisition, etc.

Pourtant par définition, les biens matériels ont une nature temporaire. Un jour ou l’autre, nous nous en séparons pour diverses raisons.

J’ai vécu un cambriolage, il y a quelques années. Un de mes proches l’a vécu de façon violente car il avait construit son monde autour des biens. Il ne lui restait plus aucune trace de ce qui comptait le plus à ses yeux. Il en a été dépressif durant plusieurs jours.

Si nous prenons conscience de l’effet éphémère des biens, nous pouvons plus facilement nous détacher.

Dites-vous que le jour où vous quitterez ce monde pour rejoindre l’astral, vous n’aurez aucune possibilité de prendre un quelconque objet. Seule votre âme quittera cette terre !

 

Nous pouvons avoir une certaine quantité de biens sans pour autant s’y attacher. Le but est de ne pas se prendre au jeu de la possession.

Nous devrions pouvoir aussi bien vivre de peu que vivre dans l’aisance.

 

 

L’attachement aux idées, aux croyances, aux illusions est limitant et s’accrocher à tout cela est le contraire du lâcher-prise.

Selon notre vécu, nous avons basé notre vie sur nos propres croyances qui nous servent de repères. Nous en avons malgré tout besoin pour progresser et plus nous avançons plus nos croyances s’estompent ou s’effacent totalement pour laisser la place à d’autres croyances qui nous feront encore progresser. Ce qui est important de comprendre, c’est qu’elles sont le simple reflet de notre esprit. Lorsque nous progressons et que nous accédons à d’autres niveaux de conscience, nous les considérons sous un autre jour ce qui nous permet de ne plus en être dépendant.

 

La lâcher-prise est une façon d’apprendre à garder un certain équilibre. Il ne s’agit pas de refouler des désirs, des émotions car ils véhiculent de l’énergie et sont nécessaires à notre bien-être mais de faire en sorte qu’il n’y ait pas de débordement. Lorsqu’un désir est assouvi, il donne naissance à un autre désir et ainsi de suite. Notre travail consiste à les vivre et à les laisser s’exprimer et ainsi les réaliser sans en être le jouet. Tout est une question de complémentarité. Pouvoir choisir de désirer ou de ne pas désirer, avoir envie ou ne pas avoir envie, laisser s’exprimer le positif et le négatif, passer d’un état à un autre sans en être esclave. C’est un nouveau pas qui s’opère dans la conscience.  

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

4 réponses vers "Le lâcher-prise"

bonsoir, interessant cet article sur le lacher prise. une petite question la dessus, une de mes amies est dans ce mode, à tel point qu’elle n’a pas d’objectif précis et se laisse aller au rythme de ses rencontres et de la vie … j’ai un peu de mal avec cette façon d’être et même si cela m’attire je me demande si l c’est vraiment bon de vivre ainsi. Sans but précis ou allons-nous? Ma vision des choses est qu’il est bon de savoir ce que l’on veut, de se fixer des buts, de mettre des actions en place afin de les atteindre et de laisser faire sans se prendre la tête… est-ce cela aussi le lacher prise? merci de votre réponse

Bonjour Anne,

Le lâcher-prise ne doit pas être associé à un laisser-aller du comportement. Il consiste à prendre du recul face à des situations que l’on a du mal à gérer afin de les rendre plus faciles. Le lâcher-prise ne fait pas partie d’un comportement laxiste. Il permet de rester dans l’équilibre des évènements. Il demande une connaissance et un travail de soi. Pour pouvoir gérer une situation, il faut en comprendre le sens et connaître ses propres réactions.
Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait qu’il est important d’avoir des buts et d’essayer de les atteindre, comme vous le dites, sans se prendre la tête car c’est cela le lâcher-prise.
Si ces buts deviennent trop difficiles à atteindre et que vous vous en rendez malade vous passez dans un état de contrôle.
Le fonctionnement de votre amie ne semble pas correspondre au lâcher-prise. Chacun évolue et prend conscience à son rythme et selon ses besoins. C’est ce qui crée ce décalage entre vous.
Merci pour votre visite et au plaisir de vous retrouver.
Kriss.

Comment apprend on le lâcher prise? Tout le monde à l’air de savoir de quoi je parle, mais comment fait on??????

Je suis entièrement d’accord avec vous Yannick, il est toujours plus facile d’écrire des procédés que de les appliquer. Je pense que la prise de conscience et la compréhension se font plus facilement lorsque l’on est confronté à des situations où l’on peut mettre en application ces procédés.
Dans le cas du lâcher-prise, je pense qu’il faut savoir à un moment donné, se raisonner et réaliser que la situation dans laquelle nous sommes prend des proportions inacceptables pour soi au point de s’en rendre malade.
Je ne pense pas qu’il y ait une méthode particulière ou un savoir-faire miracle, chacun doit trouver le procédé qui lui convient le mieux .
Je me suis penchée à maintes reprises sur la question en essayant d’analyser des expériences vécues et je me suis rendue compte qu’il n’est pas toujours possible de faire en sorte que les évènements aboutissent dans le sens que l’on souhaite. S’accrocher à des rêves ou à des illusions ne servira à rien si vous ne pouvez pas intervenir sur le cours des évènements.
Un exemple très simple : vous aimez une personne avec passion mais cette personne ne répond pas à vos attentes. Vous vous dites que cette personne finira par céder à vos avances mais vous réalisez qu’il n’en est rien. Vous vous rendez malade de cette situation, votre détresse vous poussant à harceler cette personne.
Dans cette situation, il ne vous sera pas possible d’obliger la personne à s’intéresser à vous et à vous aimer. Seul le lâcher-prise vous permettra de vous détacher de cette personne.
Comme je l’explique dans l’article, vouloir le pouvoir sur des situations, c’est avoir le sentiment de les diriger. Si cela n’est pas possible, nous sommes dans un sentiment d’échec face à ces situations. Pour ne pas en arriver à ce ressenti qui débouche sur un manque de confiance en soi, il faut apprendre à se détacher de ces évènements et à les vivre en “spectateur”. Si vous ne parvenez pas à appliquer ce procédé, vous vous sentirez victime de la situation et engendrerez encore plus de négatif.

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