Publié par : Emergence le : mars 12, 2009
Je me suis rendue compte que vous êtes nombreux à faire des recherches sur le sujet de ” la conscience modifiée”. Vous vous posez sans doute des questions ou cherchez des réponses à vos propres expériences. Vous avez raison ! c’est un sujet très intéressant et si l’on a la possibilité de l’expérimenter, notre vision de l’être change.
Certaines personnes proposent des procédés pour y parvenir. En ce qui me concerne, je n’ai pas de méthode à vous indiquer mais simplement vous relater mon expérience. Ce processus s’est déclenché, il y a quelques années de façon très naturelle. Au début, je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Je n’arrivais pas à le programmer. Cela se passait à des périodes très diverses donc aucun élément déclencheur particuliers. Je n’arrivais absolument pas à contrôler cet état.
Cela se déroulait ainsi. Juste après l’endormissement, je passais dans un état conscient de mon sommeil. C’est à dire que j’étais capable de penser, de réfléchir mais j’avais le sentiment d’être “enfermée” dans mon corps. J’étais incapable de soulever mes bras ou mes jambes ou de bouger quoi que ce soit de mon corps. Il me semblait lourd comme du plomb. Seul, mon esprit était en mode “fonction”. Si je voulais me représenter, je me serai comparée à un ballon ou une forme ronde. Mes yeux ne voyaient pas avec mes yeux mais avec mon esprit. Je pouvais rester ainsi quelques instants et puis soudain, je prenais de la vitesse, une vitesse vertigineuse qui me donnait une sensation de malaise. Cela se déroulait trop vite, je voulais ralentir la progression mais je n’y parvenais pas. La peur me gagnait et cette sensation de peur me faisait refaire le chemin en sens inverse. Je me sentais aspirée en arrière et me retrouvait de nouveau dans ce corps inerte. Le réveil était en général brutal avec un rythme cardiaque très accéléré.
Ce processus se fait de plus en plus rare pour des raisons que j’ignore. Cette expérience m’a montré une autre dimension de ce que peut être l’espace et la représentation de l’être face à cet espace. J’avais le sentiment de n’avoir aucune limite mais je me créais des limites par peur de découvrir cet espace inconnu. J’avais le sentiment d’un monde parallèle où la frontière était très mince. Mon corps n’était pas seulement celui que je contemplais dans le miroir, j’étais un point d’existence dans cet immense univers.
Christine.
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